Si l'on pouvait mesurer le bonheur sur un échelle, où se situeraient les gens qui ont tout pour eux, dès le départ et ceux qui n'ont rien, jusqu'à la fin mais qui pimentent parfois leur vie de bonnes aventures?
Est-ce que celui qui a de l'argent à volonté, une femme, une maîtresse, de charmants enfants et un boulot très haut placé, est vraiment heureux? A combien de points noterait-il sa vie? 15/20? 18/20? Et celui qui n'a pas beaucoup d'argent, qui a une femme qui l'aime quand même et un seul enfant qui n'a pas de très bons résultats scolaires, mais qu'il aime parce que c'est son fils, rien qu'à lui... Il se met combien? La moyenne? Un peu plus?
Bryan le disait, le miel n'est pas le miel sans le vinaigre. Faut-il beaucoup de vinaigre pour vraiment apprécier le miel? Ne pas rouler sur l'or mais pouvoir quand même partir au bord de la mer, avec tous les touristes, et les bouchons sur l'autoroute, c'est du vinaigre ou du miel en fin de compte... Et ne pas savoir choisir entre les Caraïbes ou la Nouvelle-Zélande, ça devient quoi alors?
Le bonheur, au final, c'est quoi? Qu'est-ce qui rend heureux? On dit que la réponse c'est l'argent. Et c'est tout? Le bonheur serait alors matériel....achetable...? Comment choisir le bonheur au milieu de l'euro, du dollar ou du yen? Comment choisir son bonheur? Comment l'acheter? Comment le vivre? Où doit-on ouvrir un compte au bonheur....
Par Alice Walden
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Vendredi 15 septembre 2006
Est-ce que c'est possible qu'une simple chanson fasse tout basculer dans sa vie?
Ou est-ce qu'elle a vraiment le pouvoir de transformer toute une journée en cauchemar? Simplement en allumant sa chaîne-hifi, en mettant un cd et en écoutant vraiment ce que veut dire la chanteuse...
Est-ce qu'elle a vraiment le droit de faire ça? De me ramener deux ans en arrière, de repenser à tout ce qui s'est passé durant ces années écoulées, de revoir des visages désormais inconnus, des gens que j'ai aimé, des personnes qui ne m'aiment plus, de tout ce chemin en soit qui fait que la vie n'est plus la même. Savoir si elle est plus savoureuse ou moins supportable... Vivre dans l'absence de certains et survivre avec la présence d'autres personnes. Pas forcément désirées. Pas forcément détestées non plus.
Est-ce qu'une seule chanson a le droit de faire ça? Est-elle si triste qu'elle le paraît? Pourquoi, moi, est ce qu'elle me rend nostalgique à ce point? Se sentir obligée de regarder de vieilles photos, de relire d'anciennes lettres, d'anciens textes. Retrouver cette senteur d'antan. Se demander pourquoi on n'arrête pas la musique. Pourquoi avoir ce besoin de tristesse... Il suffirait simplement d'oublier. D'enfermer tout ces souvenirs dans une malle et de ne plus jamais là rouvrir. Pourquoi c'est si dur?
Se dire que ces années étaient magnifiques, se rendre compte qu'elles sont révolues et se demander au final pourquoi? Pourquoi vivre ces années quand on voit ce qu'elles ont fait autour d'elles... On dit que c'est pour l'expérience... A quel prix faut-il payer cette expérience? Au prix d'une musique nostalgique?...
Quand je vois le coût d'un cd aujourd'hui, je me dis que l'expérience devrait être gratuite.
Par Alice Walden
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Après un mois d'attente interminable, j'ouvre la page internet d'hotmail pour récupérer mon courrier. Et là, je vois son nom. Au milieu de tous les autres. Tellement éblouissant de clarté qu'il m'empêche de voir les autres noms.
J'arrive face à un dilemme, je l'ouvre tout de suite, tout en sachant que la musique de NIN derrière moi ne va pas m'aider s'il m'annonce une mauvaise nouvelle, ou je ne l'ouvre pas...pas maintenant? Je fume une cigarette d'abord. Ensuite, on verra.
Chaque bouffée devient alors un plaisir sans nom. C'est à chaque fois, une petite pointe d'appréhension à la fois très agréable et très douloureuse.
Je pense à cette série où le chronomètre tourne en bas de l'image tout au long de l'épisode. C'est très stressant. Mais ça donne envie de voir la suite.
Je finis par écraser mon mégot et je prends mon courage à deux mains et à une souris. J'ouvre le mail... J'ai peur... Je jubile!
Par Alice Walden
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Mercredi 13 septembre 2006
Coincé entre la vieille dame au gros sac et au grand black super costaud, je me suis mis à ne penser à rien.
C'est une sensation agréable. Ca consiste à faire abstraction des gros muscles du monsieur et du parfum savonneux de la dame, ne pas regarder par la fenêtre du métro ce qui défile, juste poser la tête sur le rebord et arrêter toute activité psychique. Juste faire en sorte que la respiration ralentisse, que les paupières battent moins vite, que le corps au final soit totalement apaisé.
Ne penser à rien, c'est s'éloigner du foyer conjugal, des impôts, du petit qui ne veut pas apprendre ses tables de multiplication, du chien qu'il faut sortir en rentrant, du boulot qui finit trop tard, de la grise mine des passagers du métro.
Ne penser à rien, c'est devenir quelqu'un d'autre. Peut-être l'enfant que j'étais. Peut-être le vieillard que je serai. Devenir un végétal qui ne fait que s'oxygéner et regarder le soleil. Fermer les yeux et y voir autre chose. Quelque chose de plus doux, de plus sucré. Tout simplement, quelque chose de moins compliqué.
Mais lorsque je rouvre les yeux, je redeviens monsieur x, personne inconnue, insignifiante dans le ventre de Paris. Celui qui avale tout. Jusqu'à la moindre bouchée, jusqu'à la moindre tranquillité. Jusqu'au moindre souffle de mon humanité. Savon de Marseille et body building sont toujours là.
J'aimerais juste me dire, des fois, que j'ai la vie devant moi. Pour devenir végétal, encore une autre fois. Et une autre fois. Et une autre fois. Et refermer les yeux. Et ne plus penser à rien. A rien du tout.
Par Alice Walden
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Mercredi 13 septembre 2006
Oh non, mais c'est pas vrai! Pourquoi t'as pissé sur le canapé?!! Mais t'es complètement con, mon pauvre chat! Espèce de gros porc. Est-ce que je te pisse dessus, moi? Non! Et bah pourquoi tu le fais sur mes affaires?!! Tu sais combien ça coûte un canapé? Je vais en rattacher un sur ta pension alimentaire mon petit, tu vas voir, quand tu n'auras plus de croquettes, tu feras moins le malin... Comment ça "miaou"? En plus tu réponds! Mais pour qui tu te prends? Pour un pacha? waou, même en période de crise je fais des jeux de mots! Enfin bref, puisque c'est comme ça, privé de papouilles et de pâtés pendant une journée. Ca te fera du bien, t'as du gras au bide...puisque tu ne fais même plus l'exercice considérable qui consiste à te lever du canapé pour faire deux mètres jusqu'à ta caisse. Non mais sérieux, soit tu apprends à faire tes besoins dans ta caisse, soit tu les fais carrément aux toilettes, mais pas au milieu du salon! Si tu veux, on apprendra ensemble à tirer la chasse. Je suis prête à te l'apprendre. Mais pitié, plus le canapé. J'ai tellement acheté de lessive à cause de toi ce mois-ci que je suis sure Monsieur St Marc a pu s'acheter une nouvelle maison uniquement grâce à moi... Bon, allez, demain, on fera le premiers cours... Tenir en équilibre sur la cuvette!
Par Alice Walden
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