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Mercredi 8 novembre 2006
Tout le monde connaît cette chanson sans vraiment la connaître. William Sheller, Un homme heureux. Ça vous dit quelque chose ?
"Pourquoi les gens qui s’aiment sont-ils toujours un peu les mêmes ?
Ils ont quand ils s’en viennent
Un quelque chose, qui ne regarde qu’eux
Ce sont des gens heureux."
Je suis sure que vous connaissez. Et bien, j’étais en train de l’écouter allongée sur le lit dans ma chambre quand j’ai pensé à quelque chose. Oh, ce n’est pas grand-chose, juste une petite idée qui m’a traversé l’esprit.
On se plaint d’être célibataire. C’est un peu ce qui gère notre vie d’ailleurs. Les motivations premières étant : avoir de l’argent et avoir un mari/une femme/quelqu’un à aimer et qui nous aime en retour. Tout le reste découlera de ces deux priorités.
Donc, nous cherchons l’amour. Certes. Mais quelque chose me dit – probablement par expérience – que les choses ne sont pas si faciles.
Prenons mon exemple : « jeune demoiselle recherche un mec mortel » (Je l’ai dit ! J’ai honte !). Si l’on pouvait avoir un catalogue, je me dirigerais vers les index suivants : un homme riche mais qui ne le montre pas, intelligent mais qui ne se la raconte pas, beau sans le savoir, drôle mais sérieux, comme moi mais différent, chic mais passe partout, voyant mais discret…
Comme quoi, les choses se compliquent !
Pourtant, je suis prête à parier que si je trouvais la perle rare, je n’en serai pas satisfaite.
J’ai vu le spectacle de Florence Foresti où elle dit qu’il y a deux catégories de femmes ; celles douées en amour et celles douées pour autre chose (« le scrabble, le tennis, etc »).
Je suis en ce moment même au stade d’apprenti en ce qui concerne les choses de l’amour. Je crois même me complaire dans cette catégorie. Après tout, si j’avais trouvé l’amour, je ne pourrai plus le chercher (ce qui occupe les trois quarts de mon temps), je ne pourrai plus déprimer en pensant à mes histoires passées, en écoutant une chanson d’amour, en dormant seule dans mon grand lit… L’amour ne relève-t-il pas d’une forme d’utopie voltairienne ? Le désirer follement mais ne pas pouvoir vivre avec ?
Je me suis toujours moquée de ma tante qui changeait de petit-ami comme de petite culotte. Mais j’ai finalement peur de la comprendre et surtout peur de finir comme elle. J’ai l’impression d’être l’héroïne d’un mauvais roman de Stendhal.
La question est de savoir si je veux trouver l’amour ou si je préfère le désirer.
Je suis sure que je ne suis pas la seule à penser à ce type d’idées saugrenues. Nous sommes une génération qui se cherche énormément. Nous n’avons pas ou peu de passé marquant, notre présent est assez chaotique, alors l’on se dit que l’on ne s’en tirera pas. Ou mal.
Mais je suis sure qu’il existe un petit interrupteur orange sur le mur qui nous permettra d’y voir plus clair (à moins que ça ne soit une sonnette de porte??). À force de tâtonnements, on finira bien par le trouver.
Ou se manger le mur.
Au choix !

Ps : Pour toute personne correspondant aux critères, me contacter.
Par Alice Walden - Publié dans : joursetnuits
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