Publicité

Samedi 16 décembre 2006
Encore l’amour. Toujours l’amour.
Ça devient rébarbatif.
Mais oui, mais la vie, c’est comme ça. On fait bien attention à la faire ordonner, on la range correctement, on en prend soin. Mais, ça ne suffit pas.
On s’attend toujours à ce qu’il y ait un miracle, une illumination, quelque chose qui fasse que ça se passe bien, au mieux, pas trop mal et sans douleur.
J’aimerais pouvoir rentrer chez moi et me blottir dans les bras de mon amoureux, lui dire que ça ne va pas fort, que je suis très fatiguée de cette vie, que j’ai besoin de réconfort et de tendresse. Pouvoir lui demander de porter un peu de mon malheur, faire semblant au moins de me comprendre et qu’il me sourit en me disant que tout va s’arranger. Tu veux boire une soupe chaude ?
Je rentre chez moi et le chat miaule. Il ne sait pas faire chauffer un bol d’eau et ouvrir un sachet de poudre.
Voilà à quoi se résume mon malheur. Le froid de l’hiver, l’absence d’une paire de bras, de larges épaules et d’une voix souriante.
Et d’un bol d’eau chaude.
J’ai toujours pesté sans jamais regretter aucune de mes anciennes relations. Mais, bien qu’ils étaient loin d’être parfaits, au moins, ils étaient là.
Au jour d’aujourd’hui, je me lamente sur un portable dont le message est destiné à un ex-copain que je pensais ne jamais revoir il y a à peine un mois. C’est d’un ridicule.
Surtout que l’hiver, c’est la saison déprimante où l’on ne fait que croiser des couples dans la rue. Des couples qui se tiennent chaud dans des couettes sous la neige.
Mais voilà, des amours passées, il ne me reste que les souvenirs. Et même les amours les plus virulents ne laissent qu’un goût fade.
« Les ordinateurs disjonctent, les gens meurent et les amours finissent par cesser ».
C’est triste, mais c’est vrai.
Il y a bien longtemps que je n’ai pas rencontré quelqu’un qui me plaise vraiment. Bien trop longtemps. Au moins, Clara Sheller fini par le trouver.
Et moi, c’est quand mon tour ?
C’est comme sur emule, on doit attendre, il y a une liste d’attente. Comme à beaucoup d’endroits d’ailleurs, quand j’y pense.
La première fois que j’ai entendu « Partons vite » de Kaolin, j’ai trouvé cette chanson magnifique. Maintenant que je l’entends pratiquemment toutes les heures à la radio, elle m’énerve.
Quand est-ce que je trouverai quelqu’un dont je ne me lasserai pas après plusieurs heures d’écoute ? Quand est-ce que je continuerai de l’écouter avec l’attention et la poésie de la première heure ?
Et pour toutes celles qui ont pris la relève, et surtout pour celle qui a su garder celui que j’ai aimé, je les admire au fond de moi tout en les haissant de tout mon cœur.
« Tu me manques tellement » était auparavant une preuve infinie dans le temps, mais il n’y a qu’à mon travail qu’ils arrivent un tel tour de magie. Faire d’une phrase une boucle interminable. Une danse qui ne s’arrête jamais.
Cette fameuse preuve, que je croyais infinie, s’est terminée. L’on se demande s’il est possible d’aimer inutilement. Sans finalité dans le temps. Mais on ne trouve pas de réponse, en supposant qu’il y en ait une.
« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi ».
L’hiver est enfin arrivé mais je t’attendrai quand même avec ma grosse écharpe et mes moufles jusqu’au retour des hirondelles s’il le faut.
Par Alice Walden - Publié dans : joursetnuits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

T'en fais pas mon petit loup... c la vie, ne pleurs pas. Tu oublieras, mon petit loup... tiens toi droit.
Commentaire n°1 posté par Sam le 09/01/2007 à 09h47

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus